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Rencontre avec Régis Privé, dirigeant d'Argis Galac'Sea

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Rencontre avec Régis Privé, dirigeant d'Argis Galac'Sea

Dirigeant fondateur de la société de négoce Argis Galac’sea, Régis Privé s’est bâti une solide expérience dans le négoce des produits de la mer surgelés. Après avoir développé son propre outil de congélation, il s’est lancé dans le vivant et le frais haut de gamme en créant l’an dernier à Lorient.

Dirigeant fondateur de la société de négoce Argis Galac’sea, Régis Privé s’est bâti une solide expérience dans le négoce des produits de la mer surgelés. Après avoir développé son propre outil de congélation, il s’est lancé dans le vivant et le frais haut de gamme en créant l’an dernier à Lorient.

INTERVIEW

1. Comment avez-vous assis votre activité de broker dans le secteur des produits de la mer ?

J’ai commencé en 1976 en tant qu’agent import-export à Lorient, puis à Rungis pour différents opérateurs.

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3. Vous avez récemment fondé les Viviers de Keroman. Pourquoi se lancer dans cette nouvelle aventure ?

Il manquait sur le port de Lorient une structure capable d’alimenter régulièrement des restaurateurs et des poissonniers...

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2. L’approvisionnement occupe une place prépondérante dans votre métier. Quelle est la bonne formule pour ne pas se tromper ?

Notre politique d’achat consiste à suivre au plus près les exigences toujours plus grandes...

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4. Quel est le bilan un an après ?

Pour un investissement de 505000 euros, nous avons doublé la surface de l’atelier et la capacité de stockage...

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Question 1.

Comment avez-vous assis votre activité de broker dans le secteur des produits de la mer ?

J’ai commencé en 1976 en tant qu’agent import-export à Lorient, puis à Rungis pour différents opérateurs. La volonté de me réinstaller en Bretagne m’a poussé à lancer ma propre activité en 1995 avec le soutien de gens importants comme Patrick Reynaud (N.D.L.R. : groupe Atlantys devenu, depuis, R [&] O Seafood gastronomy) et la confiance de fournisseurs comme Bernard Trahan. L’idée initiale d’Argis Gala’sea consistait à acheter puis à revendre une large variété de produits en surgelé.

On peut distinguer quatre grandes familles dans ce domaine : les poissons (saumon, cabillaud, églefin, etc.) en filets, portions ou dos ; les céphalopodes (seiches, encornets, etc.) ; les coquillages (saint-jacques, moules) et les crustacés (crevettes).

Enfin, on peut y ajouter les produits élaborés. Pour en distribuer en France, nous nous sommes associés en 2011 avec l’espagnol PCS.

Au total, avec environ 7 000 tonnes commercialisées l’an passé, Argis Gala’sea représente aujourd’hui une quinzaine d’emplois pour un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. Disposant d’un atelier de congélation à Lorient, l’entreprise a étendu son réseau de structures commerciales jusqu’en en Europe de l’est et au Vietnam.

Question 2.

L’approvisionnement occupe une place prépondérante dans votre métier. Quelle est la bonne formule pour ne pas se tromper ?

Notre politique d’achat consiste à suivre au plus près les exigences toujours plus grandes qui existent dans la chaîne agroalimentaire. Nous devons vérifier un nombre important de critères qui permettent de maîtriser la bonne composition et la parfaite traçabilité des produits. L’idée générale consiste à varier autant que possible les sources d’approvisionnement, puisqu’il y a des clients pour absolument tout type de produit. Encore faut-il respecter la condition sine qua non d’un produit sain, loyal et marchand. Nous nous efforçons d’établir un lien fort avec nos fournisseurs, en exigeant une garantie de sécurité alimentaire. Nous nous réservons aussi la possibilité de les auditer en cas de non-conformité.

Question 3. Vous avez récemment fondé les Viviers de Keroman. Pourquoi se lancer dans cette nouvelle aventure ?

Il manquait sur le port de Lorient une structure capable d’alimenter régulièrement des restaurateurs et des poissonniers avec des pièces d’exception. Que ce soit pour le crustacé vivant mais aussi le poisson frais, le potentiel de valorisation est nettement plus important qu’avec le surgelé.

L’idée consistait donc à tirer un meilleur profit de la pêche locale, mais aussi de nos filières d’importation. De fait, ce projet est né d’un partenariat avec la société irlandaise Breizon. Cette entreprise a été développée à Galway par les Trahan, une famille avec laquelle j’ai tissé au fil des années une relation très forte d’amitié et de fidélité. Nous avons démarré avec trois personnes et des équipements modestes alimentés par des camions-viviers en homards et langoustes, mais aussi en coquillages comme l’huître plate sauvage du Connemara ou encore des langoustines de casier.

Question 4.

Quel est le bilan un an après ?

Pour un investissement de 150 000 euros, nous avons doublé la surface de l’atelier et la capacité de stockage avec à la clé, deux embauches supplémentaires. Nous continuons bien sûr d’acheter des crustacés de luxe que l’on retrempe ensuite dans nos viviers. Nos approvisionnements passent également par les criées de Lorient, Audierne et Brest, où ils ciblent plus particulièrement les poissons nobles : bar de ligne, daurade, saint-pierre, turbot, rouget, barbue, etc.

Propos recueillis par Bertrand Tardiveau

Mis à jour le 11 septembre 2026

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