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Quel engin privilégier ? Tout dépend du critère

· Techniques de pêche

Quel engin privilégier ? Tout dépend du critère

De la pêche à la vente, l'information de l'engin doit impérativement suivre et figurer sur l'étiquette finale, pour éclairer les choix. Mais selon le critère retenu, un engin différent prend l'avantage.

De la pêche à la vente, l'information de l'engin doit impérativement suivre et figurer sur l'étiquette finale, pour éclairer les choix. Mais selon le critère retenu, un engin différent prend l'avantage.

La qualité ? La pêche à l'hameçon ressort (ligne ou palangre), comme le casier et la bolinche. La qualité est plus variable au chalut ou au filet, selon les bateaux. Les acheteurs en criée le savent bien, se fiant davantage au nom du navire qu’au descriptif. Les chalutiers à langoustine sont désormais bien équipés en viviers pour ramener de la vivante plutôt que de la glacée. L’engouement se poursuit aussi pour l’ikejime, méthode d'abattage japonaise réalisée souvent après des captures à la ligne ou au filet. Elle est peu pratiquée à bord. Généralement, le poisson est gardé vivant en vivier puis abattu à terre. Les résultats irréguliers soulèvent la nécessité de cadrer cette pratique.

La qualité de la senne danoise, avec des marées courtes, est aussi de plus en plus reconnue. L'Acav, armement vendéen, a été précurseur, tirant vers le haut les ventes des Sables‑d'Olonne. De nombreux armements suivent et s'équipent de chalutiers-senneurs : c’est le cas de l'armement Scopale, à Boulogne, avec cinq navires polyvalents, de l'armement lorientais Apak ou de la famille Sagot au Tréport.…

Si le critère est social, la pêche côtière crée le plus d'emplois, mais toutes les flottilles participent de la vie économique du littoral. Les chalutiers hauturiers ramènent indéniablement du volume, abordable, et pêchent les quotas français, dont une bonne part ne se trouve qu’au large.

Quant aux critères environnementaux, le chalut est décrié pour sa consommation de gasoil, pourtant pas si élevée ramenée aux volumes pêchés, et même plutôt faible concernant le chalut pélagique. On reproche aussi au chalut de fond son impact sur l'écosystème et ses rejets. Les travaux s'enchaînent pour mettre au point des panneaux décollant des fonds, améliorer encore la sélectivité, avoir des navires moins énergivores ou adapter les lieux fréquentés, pour aller vers le moindre impact.

Au-delà des engins, la pêche se pratique aussi à pied pour les algues et les coquillages. Et en plongée, par exemple pour l'ormeau ou la coquille Saint-Jacques. Un prélèvement doux, pour une qualité et une valorisation optimales.

Répartition des volumes déclarés en criée par engin de pêche

Hors Méditerranée, 176 384 tonnes ont été vendues sous les criées françaises en 2018, pour 588,9 millions d’euros, au prix moyen de 3,34 euros/kg. Au total, 2 549 navires ont déclaré des ventes en criée en 2018. La répartition de ces ventes par engin illustre la domination du chalut dans les débarquements français, avec 63 % des volumes réalisés par les chalutiers exclusifs et polyvalents. En valeur, ils pèsent 60 % des ventes.
En cumulant les fileyeurs, caseyeurs, ligneurs et palangriers (spécialisés ou multi-engins), ce segment atteint 18 % des volumes, pour 28 % de la valeur des ventes sous criée. Le poisson de bolinche (sardine, anchois, maquereau…) se valorise peu, à 1,04 euro/kg en 2018.
Une grande partie des captures françaises échappent aux criées. La pêche lointaine, avec moins d'1 % des navires, pèse plus de 21 % des tonnages des débarquements.

Quel engin privilégier ? Tout dépend du critère — illustration

Mis à jour le 11 septembre 2026

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